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samedi 8 janvier 2011

Jean-Léon Gérome au musée d'Orsay**













Depuis sa mort en 1904, le nom de Jean-Léon Gérome est quasiment tombé dans l'oubli (aucune rétrospective en France depuis un siècle). Le peintre a eu ses heures de gloire dans la deuxième partie du XIXème siècle, puis a été fort décrié à la fin de sa vie notamment pour ne pas avoir compris le courant impressionniste dont l'approche était si radicalement différente de la sienne. Alors que lui, choisissait se sujets dans la mythologie grecque ou dans les grands événements historiques et s'attachait à la précision des détails, les impressionnistes eux, ont recherché l'émotion au delà de la réalité, laissant à la photo la représentation du réél.
Dès le début de l'exposition, ce qui frappe chez Gérôme c'est la force de ses compositions, l'originalité de ses cadrages et son utilisation des couleurs, même les plus vives. Cependant, si certaines oeuvres sont remarquables, d'autres - par excès de couleurs, de détails- sont tout simplement kitsh, comme ce lion mort sur un lit de roses, presque rose fluo. La période orientale de Gérome est probablement celle qui lui a permis de produire les plus belles oeuvres.
A la fin de l'exposition, on se rend compte que ce peintre qu'on juge souvent trop académique a parfois été précurseur et est beaucoup plus présent qu'on ne le croit dans notre imaginaire. Tout le monde a en tête son allégorie de la République (cf ci-dessus) et certaines de ses images ont été prises comme références par Ridley Scott ou Cécil B. De Mille pour leurs pleplums.
Par ailleurs, pendant toute l'exposition, je me disais que Gérôme avait presque une démarche publicitaire dans sa recherche d'impact et de façon surprenante la dernière oeuvre présentée est une publicité pour un opticien! MBS
Exposition au musée d'Orsay jusqu'au 23 janvier 2011.

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