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mardi 29 novembre 2011

Carnage** de Roman Polanski et Yasmina Reza avec Jodie Foster et Kate winslet

Un huis-clos théâtral entre deux couples qui peu à peu vont se déchirer, joué par quatre excellents acteurs : Jodie Foster et John C. Reilly d'une part et Kate winslet et Christoph Waltz d'autre part. Des dialogues et des rebondissements savoureux écrits par Yasmina Reza.
Le seul hic est qu'on est au cinéma et que là on parle de théâtre.
Après 90 minutes de théâtre filmé avec beaucoup de close-up, on se sent totalement étouffé, on veut juste que cela s'arrête.
Au delà du sujet, peut-être Roman Polanski a-t'il voulu nous transmettre le sentiment d'étouffement qu'il a ressenti a Gstaad? Sur ce point pari réussi. MBS.

lundi 28 novembre 2011

Ricky Lee Jones à Pleyel ****

Une femme blonde, cheveux longs, engoncée dans une robe noire arrive sur scène. Elle tient à la main une petite bouteille d'Evian mais son visage semble nous dire que ce n'est pas sa boisson préférée.
Et puis la musique démarre. Elle chante et là on est immédiatement envoûté par le chant de cette sirène. tout simplement magique.
Si vous ne connaissez pas Ricky lee Jones, il faut que vous découvriez cette voix cristalline chanter d'une façon unique des airs mélange de jazz, de blues ey de pop, qu'elle a écrit et composé. MBS.

dimanche 27 novembre 2011

Les adoptés*** de et avec Mélanie Laurent, Denis Ménochet, Marie Denarnaud et Clémentine Célarié.
















Mélanie Laurent cristallise les sentiments extrêmes : on l'aime ou on la déteste. Hier dans Ca balance à Paris sur Paris-Première (émission de critiques culturelles), il y avait là aussi deux camps : Ceux qui ont encensé et ceux qui ont flingué son premier film en tant que réalisatrice. Il fallait donc que j'aille voir rapidement ce film pour savoir de quel côté j'allais "inscrire mes points".
Premières impressions au bout de quelques minutes : les acteurs sont justes et sobres, la lumière est belle, intime et parfois même sensuelle, les décors ont tous un "petit quelque chose" sans être trop marqués et les plans sont recherchés avec souvent une vraie originalité. Première conclusion, on a affaire à une vraie réalisatrice et pas une actrice qui s'amuse à faire un film.
Revenons sur le casting. Les trois femmes Mélanie Laurent, Marie Denarnaud (les deux soeurs) et Clémentine Célarié (épatante dans le rôle de la mère) composent une vraie famille, une famille composée, décomposée, traumatisée, soudée. Pour une fois, Denis Ménochet au physique de rugbyman, a le droit à un rôle d'homme sensible et cela lui va très bien. Et le petit Léo est à croquer. Seule Audrey Lamy est totalement hors jeu, elle joue son hystérique habituelle sans aucune nuance. On en vient à se demander si elle a d'autres cordes à son arc.
Quand à l'histoire, elle plonge dans le mélodrame et n'est pas réellement originale : Elle commence comme "Coup de foudre à Nothing Hills" et se poursuit comme "Parle avec elle" de Pedro Almodovar. C'est souvent triste (prévoyez les mouchoirs), parfois un peu long mais toujours filmé avec sensibilité. Un premier film très prometteur. Je suis sure que la légèreté, ira aussi très bien à Mélanie Laurent. A suivre. MBS

Interviews de Mélanie Laurent :

samedi 19 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit ****de Delphine de Vigan

Bien plus qu'un récit biographique sur sa mère , Delphine de Vigan nous livre une magnifique enquête sur le parcours psychologique sinueux de cette mère, Lucille.
Comme son nom l'indique, enfant, Lucille est une très jolie petite fille blonde qui capte si bien la lumière. Elle devient sans qu'elle le veuille un mannequin star dès l'age de neuf ans. Mais peu à peu cette lumière se brouille, a des intermittences. A trente ans elle est diagnostiquée bi-polaire. Certains jours, la nuit l'emporte sur la lumière. Lucille sombre et touche parfois le fond jusqu'à demander elle-même à être internée.
Avec une grande minutie, Delphine de Vigan qui a interrogé tous ses proches, retrace chronologiquement tous les faits, les évènements de la vie de Lucille pour peut-être comprendre ce qui l'a amenée sur ce chemin.
Lucille est la troisième d'une famille de huit enfants. Sa mère Liane est joyeuse, en totale admiration pour son mari, Georges, père au caractère plus difficile à cerner. Sont-ce les drames familiaux, et il y en a eu, qui ont créé les premières fêlures de Lucille, est-ce son rapport à ce père parfois ambigu, est-ce la pression de la famille nombreuse et les difficultés du quotidien, est-ce l'échec de son mariage dont Delphine et sa soeur Manon sont issues, qui l'ont peu à peu détruite ? Ou rien de tout cela. Pas vraiment de réponse.
Lucille ne pouvait pas parler, ne pouvait pas dire son amour à ses enfants et pourtant elle a profondément aimé ses filles. Lucille écrivait parfois des choses magnifiques, parfois des choses incohérentes. Et puis elle a eu des périodes de répit, elle a repris des études, elle a travaillé, elle a aidé les autres, elle a exprimé son caractère fantaisiste. Mais elle savait probablement que la rechute n'était pas loin. Le dernier combat fut celui de la maladie. Elle était trop fatiguée, et a préféré "mourir vivante".
Le regard de cette fille pour cette mère si différente et qu'elle a du porter, protéger dès son plus jeune, est poignant.
C'est un livre de questionnements, un livre d'amour, un livre de douleur, un livre tremplin pour pouvoir avancer dans la vie avec un fardeau un peu moins lourd.
C'est un livre d'auteur. MBS

jeudi 17 novembre 2011

S'il n'en restait qu'une sur Stylia co-produite par Eric Salomon














"S'il n'en restait qu'une, qu'elle photo choisiriez-vous de garder ?"
Un point de départ intelligent pour donner la parole à 16 photographes connus et reconnus (Paolo Roversi, Betina Rheims, JR...) pour leurs photos de mode, de reportage, leurs photos artistiques ou leurs portraits de stars. La photo choisie est un prétexte pour comprendre la façon de travailler, de regarder de chacun d'entre eux.
La réalisation intimiste et originale nous permet d'être au plus près de l'artiste.
Une série incontournable pour qui s'intéresse un peu à la photo. MBS

Quatre portraits diffusés chaque soir pendant quatre soirs (Paolo Roversi, Sofia et Mauro, Dominique Isserman, Philippe Ramette, JR...) sur Stylia le jeudi 17, le vendredi 18 et le dimanche 20 vers 20h50, samedi 19 vers 21h40.
Bande-annonce :
Un article dans l'Express en fait déjà une série culte !

dimanche 13 novembre 2011

La source des femmes****de Radu Mihaileanu

L'action se déroule dans un petit village de montagne situé en Afrique du Nord ou au Moyen Orient. Il y fait chaud très chaud même et la sécheresse dure depuis longtemps.

Il est du devoir des femmes du village et ce depuis la nuit des temps d'aller chercher l'eau en haut de cette montagne,en passant par des chemins rocailleux et étroits.

La montée sous un soleil de plomb est harassante et la descente glissante et dangereuse pour ces femmes ployant sous le joug qui supporte les seaux remplis de l'eau si precieuse.

Les femmes enceintes se doivent aussi d'apporter l'eau au foyer et le moindre faux pas provoque la chute qui entraine la fausse couche et l'absence d'héritier implique alors la colère de l'homme d'où les coups et les insultes qui pleuvent quand ce n'est pas le désonnheur de la répudiation.

Alors Leila (jouée par Leila Bekhti), la femme de l'instituteur, mariée par amour contre l'avis de sa belle mère, décide que la tradition qui met les femmes en esclavage doit cesser.

Elle va fomenter avec l'aide de la vieille veuve du village (interprétée par Biyouna fantastique de crédibilité) une grève: une grève de l'amour, plus de sexe au village où les hommes ont l'habitude de prendre sans demander, tant qu'ils n'auront pas apporter l'eau.

Du coup le village éclate,conflit entre les hommes et les femmes bien sur, mais aussi conflit transgénérationnel, conflit entre les partisans d'un islam de tradition et ceux d'un islam dur mais surtout conflit entre les partisans de l'instruction et ceux qui veulent garder le pouvoir par l'obscurantisme.

En effet, le mari de Leila lui a appris à lire et elle même va transmettre ce savoir à d'autres qui pourront ainsi aller chercher la liberté.

Si le lieu n'a pas d'importance c'est que nous sommes ici dans un conte universel dans lequel le réalisateur utilise l'humour pour évoquer les souffrances séculaires des femmes (ici musulmanes mais qu'importe) .

La lumière dans ce film est magnifique et la bande son joue le role d'un personnage à part entière puisque c'est par les chansons dansées par les femmes du village que les messages passent.

Alors oui Radu Mihaileanu est un rêveur puisque ses contes finissent bien mais c'est un rêveur qui n'est pas politiquement neutre et dont on doit montrer le film dans tous les collèges de France car après "la journée de la jupe" avec Isabelle Adjani en 2009 ce film nous redit une fois encore combien seule l'instruction peut permettre aux couches défavorisées (ici les femmes mais qu'importe) de toutes les populations du monde de s'extirper du joug de l'oppression quelle qu'elle soit.

Alors allez voir ce film parce que Radu Mihailenu prend des risques pour nous tous en soutenant cette idée que dans notre village on peut encore tout dire malgré la volonté des obscurantistes qui veulent reprendre le pouvoir en faisant bruler les locaux de journaux (Charlie Hebdo) ou en perturbant les représentations de pièces de théâtre (sur le concept du visage du fils de dieu). Denis M.

Commentaires MBS :

La Source des Femmes est un film singulier, sensible mais aussi un film drôle, plein de fantaisie et de légèreté magnifiquement interprété par Leila Bekhti et toute une pléïade d'actrices plus vraies que nature. L'instituteur n'est pas mal non plus.

Malgré quelques longueurs, La source des femmes est un film à ne pas rater.

vendredi 11 novembre 2011

Le dernier testament de Ben Zion Avrohom de James

Ouf, je viens de venir à bout des 380 pages de ce lire et j'avoue que j'y ai mis du temps mais que surtout j'ai failli m'arrêter plus d'une fois. Ce livre m'a agacé, irrité.
De quoi s'agit-il ? James Frey s'est "amusé" à imaginer comment vivrait Jésus s'il vivait aujourd'hui à New-York. En résumé, il vivrait dans un ghetto noir avec une prostitué ou se cacherait dans des tunnels sous la ville. Il vivrait dans le dénuement le plus absolu. Il aimerait tout le monde et baiserait avec tout le monde, homme, femme ...C'est plein de grandes tirades pompeuses sur les vraies valeurs non pas celles définies par l'église qui dévoie la voix de Jésus, mais sur les vraies valeurs à savoir l'amour de l'autre quel qu'il soit et le partage...blabla. Et en plus c'est très mal écrit. Stop. MBS.

PS : Que ceux qui m'ont offert ce livre ne prennent pas mal cette critique, ils ne pouvaient pas savoir.

Paris photo - Foto fever jusqu'au 13 novembre 2011

Si vous êtes à Paris ce week-end passez faire un tour à Paris Photo au Grand Palais et poursuivez à l'Espace Cardin à quelques centaines de mètres pour Fotofever.
A travers ces deux salons, vous ferez le tour du monde de la photo, de l'Afrique (à l'honneur à Paris Photo), à l'Amérique Latine en passant bien sûr par l'Asie et l'Europe.
Vous y verrez de l'esthétique et du conceptuel, du beau et du moins beau, du noir et blanc et de la couleur, du poétique et du trash, du déjà vu et de belles surprises.
Ne ratez surtout pas cette belle occasion de vous faire votre point de vue sur la photo d'art d'aujourd'hui.

Pour acheter vos billets :

Photo ci-dessus de Sofia Sanchez et Mauro Mongiello sur le stand A1 de Fotofever - Salomon Duval Gallery/ http://www.salomonduvalgallery.com/

dimanche 6 novembre 2011

Le film La couleur des sentiments*** avec Emma Stone, Jessica Chastain


J'ai fait le 5 avril dernier sur ce blog la critique du livre de Kathryn Stockett dont le film est l'adaptation(http://vousnepouvezpasraterca.blogspot.com/2011/04/la-couleur-des-sentiments-de-kathryn.html).


Au niveau de la narration le film est assez fidèle au livre et je ne reviendrai donc pas sur celle-ci, qui est extrêmement prenante et émouvante.
Concernant le film, le casting est très juste, le stylisme de ces bourgeoises blanches du Mississipi est très travaillé, Jackson et ses environs offrent un magnifique décor entre maisons coloniales somptueuses et bicoques en bois des noirs, l'image saturée en couleurs quand on est du côté des blancs et sombre quand on passe dans les quartiers noirs est belle.

Tout est bien, mais peut-être trop maîtrisé et du coup je trouve que le film manque d'émotion et de dramaturgie. Au final, j'ai trouvé que c'était plutôt un bon film mais j'ai été un peu déçue. En revanche, Mon mari qui n'a pas lu le livre, a été très ému en découvrant l'histoire avec le film. Peut-être apprécie-t'on plus le film si on n'a pas lu le livre.

Je recommande tout de même de lire le livre après le film, car celui-ci va beaucoup plus loin dans les sentiments et les relations entre les différents personnages. MBS.

mercredi 2 novembre 2011

Intouchables**** avec Omar Sy, Francois Cluzet

Dès les premières secondes, le film démarre sur les chapeaux de roue et j'aime ça. La poursuite en voiture est extrêmement bien filmée, tant et si bien que je venais à peine de m’asseoir que je cherchais ma ceinture de sécurité, pas très rassurée par la conduite de Driss, alias Omar Sy.
Ce film est un joli film sur la relation de deux hommes de deux mondes opposés. L'un vit dans une cité de galères, l'autre est richissime et vit dans un hôtel particulier parisien, l'un est un géant black plein de vie, l'autre un tétraplégique à qui, il ne reste plus, que sa tête, l'un aime écouter Vivaldi en fermant les yeux, l'autre se déhancher frénétiquement sur la musique de Earth, Wind and Fire, et pourtant va se créer entre eux une vraie relation. Entre eux pas de pitié, pas d'intérêt mais de la franchise et une certaine admiration réciproque.
En fait, c'est juste un film drôle et bien foutu qui "tient" son sujet du début à la fin et le tricote avec beaucoup talent. Et en plus les images sont belles et la bande-son top.
Je parie que ce sera un film culte.
Bravo messieurs Tolédano et Naccache, à chaque film vous faites encore plus fort, la barre est très très haute ! MBS.

Dès le jour de sa sortie, je vous disais que c'était un film culte. A lire :

mardi 1 novembre 2011

Le mot du mardi de Joël Guenoun







Polisse*** de Maïwenn avec Marina Foïs, Karine Viard, Joey Starr et bien d'autres très bons acteurs


Plongée au coeur de la Brigade de protection des mineurs avec Maïwenn en photographe.

Une ado à la tête d'ange, dans le bureau de la brigade raconte avec une voix très douce : "ils m'ont pris mon portable et ma copine m'a dit : "si tu les suces ils te rendent ton portable". C'était un très beau portable alors je l'ai fait et voilà. " Regards interloqués de Karine Viard, Marina Foïs et du reste de l'équipe et éclats de rire généralisés.
Il est comme ça le film de Maïwenn, plein de réalisme, de contradictions, de vérités, de saloperies, d'humanité, de fous-rire, d'angoisses, d'enfants déboussolés, de parents largués, d'ados sans repères, de parents qui se pensent tout permis.
Il n'y a pas de gentils et de méchants. Mais des inspecteurs terriblement engagés dans ce boulot pas comme les autres avec toujours la volonté de bien faire. Mais parfois pas facile de savoir ce qui est vrai ou faux, bien ou mal, juste ou injuste.
Et puis, des horaires sans horaires, des récits qui les hantent et un vie personnelle souvent compliquée car souvent chamboulée.
Un film tourné tambour battant comme un documentaire mais, mine de rien, extrêmement riche et incroyablement bien construit.
Dernier point, saviez-vous que Joey Starr pouvait être presque beau ! Si vous ne me croyez pas allez voir ce film pour cette mauvaise raison. MBS.

The Artist*** avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo


































Le festival de Cannes 2011 a récompensé l'audace avec notamment Tree of Life (cf critique du 22 mai 2011), Polisse (Prix du Jury - cf critique ci-dessus) et le prix d'interprétation masculine pour Jean Dujardin dans The Artist.

Il en fallait de l'audace pour produire et réaliser un film muet en noir et blanc, alors que, quasiment au même moment The Social Network, à la pointe de l'actualité et au rythme endiablé faisait un tabac dans le monde entier.

Comme quoi, tous les sujets peuvent être traités au cinéma, à partir du moment où il y a du talent et de l'audace.

Malgré mon jeune âge, les premiers films que j'ai vu au cinéma étaient des films muets (La ruée vers l'or et autres films de Chaplin) et du coup je pense que cela a redoublé mon plaisir de voir ce film. Mais quoi qu'il en soit, The Artist est un petit bijou.

Bérénice Béjo aurait largement mérité elle aussi, le prix d'interprétation. Elle est fraîche, expressive sans jamais trop en faire. A côté de Georges Valentin, acteur muet à la dérive (alias Jean Dujardin) et Peppy Miller (alias Bérénice Béjo), Uggy le chien joue avec brio, le rôle de meilleur ami toujours prêt à consoler ou à faire rire.

Tous les seconds rôles sont excellents (John Goodman,James Cromwell) l'image est magnifique, la bande-son ininterrompue est toujours vibrante et prenante et le scénario est extrêmement bien ficelé.

Le film se finit en apothéose par un magnifique numéro de danse digne de Ginger et Fred. Chapeau les Artistes. MBS







jeudi 27 octobre 2011

Une autre vie, pièce de Brian Friel au Théâtre La Bruyère

Les femmes rêvent, les hommes mentent.


On se souvient de « Molly S », autre pièce de cet auteur britannique. Cette jeune aveugle qui vivait heureuse, rayonnante et active malgré sa cécité, et qui avait cédé à la folie de deux hommes, l’un pour nourrir sa « belle âme » et l’autre, sa toute-puissance médicale, et s‘était faite opérer pour retrouver la vue. Son système perceptif d’aveugle était alors devenu inopérant, la vue ne signifiait rien pour elle et elle sombrait peu à peu dans la folie. Cette pièce nous permettait de comprendre vraiment ce qu’était la folie. La distribution était éclatante dans ce grand théâtre de Montparnasse : Terzieff, Luchini, Sihol. Dans cette nouvelle pièce de Brian friel montée à Paris, rien de pareil. Un petit théâtre de la rue La Bruyère, deux comédiens inconnus du grand public, une représentation d’une heure à dix-neuf heures. Pourtant on retrouve tout le génie de cet auteur et toute l’exigence des thèmes qu’il aborde. Cette fois ce sont les relations hommes femmes et leur impossible rencontre. Voilà de quoi nous intéresser ! Un homme et une femme se retrouvent dans un café. Mais, ils ne sont pas n’importe qui, deux personnages périphériques de Tchekov : Sonia la nièce d’Oncle Vania et Andrei le frère des Trois sœurs vont se raconter dans une langue magnifique, à la hauteur du génial auteur russe. Un homme peut-il cesser de mentir ? Une femme peut-elle arrêter de rêver et d’idéaliser sa vie ? Arriveront-ils à rentrer dans la réalité décevante et dangereuse d’une histoire d’amour vécue ou préféreront-ils, malgré le temps qui passe, la fuite dans leurs chimériques attentes d’« Une autre vie » ? On sort de cette pièce enchantés et émus par la finesse des dialogues, la qualité de l’interprétation et une furieuse envie de se replonger dans la littérature russe. Magali T

dimanche 16 octobre 2011

Les souvenirs de David Foenkinos***


Il y a des livres qui vous saisissent tant ils sont proches de ce que vous êtes entrain de vivre, de ce que vous pensez. J'avoue que j'ai eu du mal à avancer la lecture de ce roman si réaliste, longtemps bloquée aux premières pages. Comme lui, depuis plusieurs mois , je hante et suis hantée par ces lieux hors du temps, hors de tout, que sont les maisons de retraites. Comme lui, chaque fois que j'y vais, j'ai un mouvement de recul, je me sens lâche, je ne sais pas quoi faire, quoi dire. Comme lui, je regarde ces tableaux sur les murs, souvent des paysages et j'ai envie de rire tant ils sont laids et ajoutent de la laideur à la laideur. Mais David Foenkinos est l'auteur de la Délicatesse, et il en a. Il arrive à apporter de la fantaisie et de la fraîcheur dans ces récits. Et rapidement après la pesanteur de la première partie, il nous embarque dans une aventure rocambolesque avec sa grand-mère. De cette aventure naîtra une romance moderne et attachante entre lui et une jeune enseignante, une histoire d'amour pleines d'élans mais aussi d'interrogations et de craintes.
A cela s'ajoute la relation aux parents parfois encore plus paumés et éparpillés que leurs enfants devenus adultes. Ce livre renferme aussi de nombreux thèmes brodés en premier ou second plan (la difficulté de choisir d'être écrivain, la difficulté de s'engager...).
Un roman qui juxtapose les réflexions, les souvenirs tout en essayant de nous entraîner dans un récit parfois décousu. Au final, un joli livre, extrêmement sensible. MBS

Un long extrait à lire sur L'Express.fr

dimanche 9 octobre 2011

Un heureux événement avec Louise Bourgoin, Pio Marmaï et Josiane Balasko.

Rémi Bezançon démontre dès les premières secondes du film qu'il est un vrai réalisateur. Ce garçon a une écriture cinématographique qui lui est propre. Il filme les choses avec une grande poésie mais aussi beaucoup d'humour. Il nous offre des images nouvelles et possède un grand sens du rythme.
Dès la première scène, on est plongé dans ce flirt, entre la charmante Louise Bourgoin et le non moins séduisant Pio Marmaï, flirt qui s'écrit au travers des titres de films. De l'amourette on passera à l'amour, puis à la naissance de l'Enfant avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur le couple, sur la relation aux parents, aux amis et sur sa façon de penser et de voir l'avenir...Les deux acteurs principaux auxquels on peut ajouter Josiane Balasko sont extrêmement justes, touchants et parfois drôles. Louise Bourgoin est magnifiquement crédible dans le rôle de la femme enceinte puis de la jeune maman. Très beau rôle de composition. Un livre d'Eliette Abécassis au départ (pas forcément très passionnant) et au final un film qui fait plaisir à voir. MBS

Crazy,Stupid,Love. Vraiment Crazy...

Le point de départ: un quadra, Carl Weaver, qui a une vie rangée qui le rend très heureux, apprend soudain que sa femme le trompe et demande le divorce.Boom! sa vie devient une poignée de confettis.Une rencontre dans un bar, Jacob Palmer, tombeur de la gent féminine, doté d'un applomb phénoménal et d'un physique irréprochable (limite agaçant quand il ôte sa chemise) va le prendre en main afin de le transformer en dragueur impénitent.

Dans le même temps se mettent en place tous les ingrédients corrolaires, le fils amoureux, la baby sitter amoureuse, l'amant amoureux....qui vont bientôt s'entrechoquer pour faire un film complètement crazy!

Le défaut des comédies américaines, c'est qu'on en connait la fin dès le début, mais leur grande qualité c'est qu'on est toujours surpris par le milieu...Celle-ci ne déroge pas à cette règle sacro-sainte des studios américains. Si vous acceptez de laisser votre cerveau gauche en veilleuse, que vous ne vous offusquiez pas de situations improbables sinon impossibles, courrez voir ce film absolument réjouissant.Sans compter la présence de la divine Julianne Moore qui à chacune de ses scènes fait vibrer l'écran, et qu'à titre personnel j'accepterais d'aller voir réciter le bottin.


Es




Le Skylab de et avec Julie Delpy et plein de bons acteurs


Je me faisais un vrai plaisir d'aller voir ce film surtout que depuis début septembre peu de films m'avaient donné envie de me déplacer. J'adore le naturel et la fraîcheur de Julie Delpy et toutes les critiques que j'ai pu lire sur ce film étaient excellentes. Et bien, je n'ai pas aimé ce film, je me suis ennuyée sec. Un Nième film sur un week-end de réunion familiale ou tout commence gentillement puis tout se gâte.
La grand-mère (Bernadette Lafont) fête ses 67 ans et pour cette occasion tous ses enfants et petits-enfants sont réunis. Donc plans successifs des voitures (des deuch' et des 4L car le film se situe à la fin des années 70) qui arrivent dans la maison de campagne. Puis enchaînement de repas, une fois à l'extérieur (type table Ricoré), une fois à l'intérieur et toujours du pinard, du champagne ou autres alcools. Il y a le couple de soixante-huitards, le beau-frère qui a cassé du viet et du bougnoule pendant la guerre du Vietnam et la guerre d'Algérie, la belle-soeur un peu bêbête, la belle-soeur aux gros nichons, la belle-soeur toujours enceinte, La belle-soeur pseudo-bourgeoise...Et puis il y a les enfants qui parfois se chamaillent et de temps en temps jouent au papa et à la maman. Mais c'est quoi l'idée ? Il n'y en a pas.
Vous me direz, mais pourquoi ce film s'appelle Le Skylab. Pour rien ou presque. En fait, la station spaciale, Skylab, est censé tomber sur l'ouest de la France et du coup certains personnages se demandent s'il ne va pas tomber sur eux. C'est un pseudo fil rouge, qui pour moi est un fil transparent.
Les acteurs sont bons voire très bons (cf Eric Elmosnino, Denis Menochet), certaines répliques drôles mais il ne se passe rien et l'on ne trouve dans ce film aucune réelle surprise et rien de nouveau. Au final, un film ennuyeux et décevant. MBS.

mercredi 5 octobre 2011

Une Valse Algérienne de Elie-Georges Berreby

Allez y, c' est génial !!!!! Nathco

Joël Barini a été expulsé d’Algérie par les autorités françaises, au temps de la guerre, en raison de son amitié pour Mouloud, un garçon qui rêvait de l’indépendance de son pays.

Cette indépendance acquise, Joël revient dans sa ville natale, que ses compatriotes ont fuie. Engagé comme journaliste dans un quotidien francophone à l’avenir incertain, il tombe amoureux de la rédactrice en chef, une héroïne nationale. Cela ne plaît pas à tout le monde.

Auteur : Elie-Georges Berreby
Artistes : Géraldine Dabat, Jérôme Sitruk, Renaud Farah
Metteur en scène : Geneviève Rozental

TOUT LE MOIS D'OCTOBRE
MARDI, JEUDI ET VENDREDI: 21h
DIMANCHE: 17h30 et 21h


TARIF: 15€ (tarif réduit pour étudiants, sénior etc.)

Aire Falguière, 55 rue de la Procession , 75015

mardi 4 octobre 2011

Le mot du mardi de Joël Guenoun



Un brillant mot d'esprit !


Une femme fuyant l'annonce de David GROSSMAN

Il y a, comme je crois dans beaucoup de pays, un GR , chemin qui traverse Israel dans la longueur, du nord vers le sud, Chemin que cette mère emprunte et qui traverse en même temps notre coeur, l'ouvre en deux et arrive jusqu'à notre âme, la dépiaute, et nous la livre .

David GROSSMAN écrit incroyablement cette langue des femmes, il avait déjà sondé nos âmes dans " tu seras mon couteau ", il poursuit son exploration dans ce magnifique livre .
J'aurais voulu garder ce livre pour moi toute seule , comme un secret entre lui et moi , parce qu'il parle de moi et dis avec des mots trempés dans mon sang mon inquiétude de mère, ma jalousie de femme, mes rivalités et mes conflits intérieurs.
Cela n'a sûrement rien à voir avec le fait que mes deux fils ressemblent à ces garçons qu'il décrit avec une finesse d'orfèvre, ni que ma fille sert sous les drapeaux de Tsahal ....
Jamais je ne me suis sentie aussi forte et fragile en même temps qu'en lisant ce texte. Michèle SM

dimanche 2 octobre 2011

Michel Jonasz en concert à Eaubonne

C'est en me baladant cet été à Eaubonne (petite ville du Val d'Oise où je travaille) que j'ai croisé l'affiche du nouveau spectacle de Michel Jonasz.

Fervente adepte des signes du destin, je ne pouvais échapper à celui-ci. En effet, bien qu'étant une inconditionnelle de Jonasz, je dois avouer que ses derniers spectacles m'ont souvent laissé une impression de tristesse et de nostalgie au point de presque renoncer à l'artiste. Spectacle de reprises à Pleyel mal pensé, prestations musicales où la nostalgie était trop souvent composée, jusqu'à son spectacle theâtral "Abraham" où le chanteur s'évaporait derrièe l'acteur et où l'on restait sur sa faim.
Mais on n'échappe pas à son destin et si Jonasz venait jusqu'à moi je me devais de faire un dernier pas vers lui!
Hier soir c'est évident dès les premieres chansons l'artiste est à nouveau vivant!
Quelques classiques mais pas trop, de nouvelles chansons, deux chanteurs qui l'accompagnent ainsi que de très jeunes musiciens parfaits, de la salsa, du swing, du groove et toujours du blues du blues du blues! Des larmes qui serrent la gorge, le plaisir d'etre là.
Pas de doute le chanteur est vivant et le public debout est conquis!

Alors pour tous les inconditionnels de Jonasz qui n'ont pas la chance de travailler à Eaubonne, courez vite réserver vos places pour son prochain passage à Paris cet hiver! PKM.

http://www.spectacles.carrefour.fr/billets-spectacles/artiste/Jonasz-Michel-003e562ac0a8d108011156254e943623.htm?utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_campaign=flux&origine=pfx_gg_flux_musique

http://www.ticketnet.fr/Resultat/idtier/1141714?ipSearch=MICHEL%20JONASZ&gclid=CIzPxpPSyqsCFQUNfAodAWOh3w

mercredi 28 septembre 2011

La Minute du Chat de Philippe Geluck sur France2

Ceux qui suivent ce blog savent que je suis une Grande fan du Chat de Philippe Geluck.
Mais que penser de La minute du Chat sur France 2 ?
D'accord/ Pas d'accord sur cette adaptation, donnez votre opinion

La bande annonce :
http://vimeo.com/29521081

L'intrus d'Antoine Rault avec Claude Rich et Nicolas Vaude

Henri, grand scientifique, arrive au bout de son parcours de vie. Bien sûr, il a des faiblesses, des absences mais il souffre surtout d'être exclu de la vie sociale et professionnelle pour la seule raison de son âge alors qu'il aimerait faire encore tant de choses.
Un jeune homme, qui est son double et que seul lui peut voir, lui proposera un pacte faustien. Henri refusera, hésitera, s'interrogera sur sa vie, sur ses envies, ses échecs, ses réussites, ses amis, sa femme, sa maîtresse, sa fille... Tout ceci se bousculera dans sa tête jusqu'à presque la lui faire perdre.
Une pièce alerte dont les deux personnages principaux sont magnifiquement incarnés par Claude Rich et Nicolas Vaude.
Un sujet difficile, mais un pari réussi.

Vous pouvez aussi regarder une interview de Claude Rich, jeune homme de 82 ans.

http://culturebox.france3.fr/all/39538/claude-rich-dans-l_intrus-d_antoine-rault#/all/39538/claude-rich-dans-l_intrus-d_antoine-rault

Comédie des Champs-Élysées, Paris VIIIe, à partir du 8 septembre.
  1. L'intrus | ticketac.com

    26.50€ au lieu de 53€ sur Ticketac

mercredi 14 septembre 2011

Descendants de nazis, l’héritage infernal ou Le sang de l’espoir sur France 3


Il est choquant d’avouer que parfois on ne peut plus, on ne veut plus lire ou entendre quoi que ce soit de nouveau sur la shoah et le nazisme parce qu’il n’y a pas de fin à l’horreur ;

Alors, apprendre que des descendants de nazis vivent en Israël, se convertissent, parlent hébreu, donnent naissance à de petits sabras pétris de fierté de leur identité a quelque chose ….de réconfortant.

Il faut voir le neveu de Goering discuter avec un rabbin au regard si doux qui raconte avoir été sauvé par son goût de la tarte aux pommes ; il faut voir cet adolescent allemand s’occuper avec bonté de survivants de la shoah dans une maison de retraite ; il faut voir cet impossible mélange de racines, ces impossibles rencontres, ces enfants de monstres sauvés par ceux qu’il fallait anéantir, ces enfants qui, en devenant juifs et parfois très pratiquants, deviennent l’avenir d’un judaïsme qui ne devait plus être : le sang de l’espoir.

Certains y verront un pied- de-nez à l’histoire, d’autres un clin d’œil divin, à chacun selon ses convictions.(j’ai ma petite idée sur la question)

Quand ce qui est impossible se produit, c’est que l’humanité a encore des cartes à abattre.

Avec ce reportage, j’ai pris rendez-vous avec l’optimisme. Et vous ?

SKD

Le mot du mardi de Joël Guenoun


Faites passer !


mardi 6 septembre 2011

samedi 20 août 2011

Le garçon qui voulait dormir de Aharon Appelfeld****

Pourquoi une telle envie de dormir ? Pour oublier le passé ? Par refus d'affronter le présent ? Par incapacité à se projeter dans un futur alors que tous ses proches ont disparu ? Pour communiquer avec ceux qui ne sont plus là que dans son sommeil ?

Fin de la seconde guerre mondiale. Alors qu'il a encore du mal à émerger d'un irrépressible sommeil, Aharon ne sait pas comment il est arrivé près de Naples, dans un camp d'entrainement sioniste. Il découvre que ses compagnons de voyage, intrigués, l'ont porté à travers toute l'Europe, alors qu'eux mêmes étaient à bout de force.
Une nouvelle page de sa vie s'ouvre : de nouveaux compagnons, un nouveau nom - Erwin-, un nouveau pays -Israël- , une nouvelle langue -l'hébreu. Ce jeune orphelin, âgé d'à peine seize ans, accepte de suivre cette nouvelle route qu'on lui trace, mais il ne peut avancer qu'en accord avec son passé et ceux qu'il a aimés. Il a besoin de ces longues plages de sommeil pour échanger dans ses songes avec son père, sa mère, pour leur dire qu'il ne les abandonne pas et n''oublie pas tout ce qu'ils lui ont transmis.
Erwin décidera de devenir écrivain comme son père, même si celui-ci n'a jamais été publié. Il écrira en hébreu mais pour cela, il travaillera de façon acharnée pour se créer une intimité avec chacune des lettres de la langue hébraïque et faire de l'hébreu sa nouvelle langue maternelle.

Aharon Apelfeld est depuis longtemps l'un des plus grands écrivains israéliens. Ce livre est en grande partie autobiographique et reprend, avec une nouvelle fois un immense talent, les thèmes qu'il cultive depuis ses débuts, la culpabilité d'avoir échappé à la mort, la fidélité aux siens, la recherche du sens de la vie. Un livre magnifiquement poétique qui nous fait voyager entre songes et réalités. MBS.

dimanche 24 juillet 2011

La Colère de Lionel Duroy *

Il y a quasiment un an jour pour jour, je refermais Le Chagrin livre autobiographique de Lionel Duroy (je me rends compte que je n'en ai pas parlé sur ce blog). Lionel Duroy y raconte sa famille de onze enfants (lui est le quatrième), la déchéance de cette tribu dont la mère se voulait grande bourgeoise et la haine qu'il voue à cette mère colérique qu'il juge incapable d'affection. Ce livre lui vaudra de se fâcher avec sa mère bien sûr, mais aussi de rompre violemment avec tous ses frères, soeurs, neveux et nièces. Je m'étais alors posé la question de savoir ce que j'aurais personnellement choisi entre l'écriture et la rupture avec tout mon passé avec des dégâts forcément immense pour moi mais aussi pour mes enfants et mes proches. Bien sûr, vous vous dites que la question est ridicule car je ne peux pas comprendre la violence de la situation et que je n'ai pas la sensibilité d'un écrivain. Cependant, il me semble que j'aurais trouvé d'autres moyens pour tourner la page que la mise en place publique de ma famille. Malgré tout, j'avais bien aimé Le Chagrin car ce parcours était poignant et la narration très vivante et même parfois drôle.
Avec La Colère, Lionel Duroy poursuit son autobiographie au quotidien. Il y raconte le délitement de son couple, de ses couples, la violence des relations avec son fils...Et là on se dit que Lionel Duroy préfère largement l'écriture à la vie. Il décrit avec minutie sa vie intime, ses relations avec ses proches. Lui, dit que c'est l'écriture qui le fait tenir debout et moi j'ai le sentiment que c'est l'écriture dans laquelle il s'enferme qui lui fait perdre le sens de la vie et s'éloigner de ceux qu'il aime. C'est un choix, celui d'être avant tout un écrivain.

Sinon au niveau littéraire, ce n'est pas un mauvais livre mais pas non pas un grand livre.

Je déteste critiquer un livre donc je m'arrête là et je laisse la parole à Lionel Duroy. Peut-être que lui vous en donnera envie.
http://www.youtube.com/watch?v=TuxQYao6wtg
MBS

vendredi 22 juillet 2011

Rencontres d'Arles, photos en séries






Rencontres d'Arles, copie conforme

Direction les ateliers de Arles. Vous entrez dans un immense bâtiment sur lequel trône le panneau non conforme mais bizarrement en sortant vous vous dites copies conformes. Je m'explique : j'ai vraiment eu le sentiment que la plupart des photographes/artistes n'avaient trouvé qu'un seul moyen pour se créer un territoire propre, trouver un sujet, un objet et en faire une série (cf post-ci-dessus). Donc, nous avons le droit à des séries de photos de télécommandes, de miroirs, d'appareils photos, de maisons taillées dans un bloc de bois, de sexes d'hommes, de clients dans un supermarché à Abidjan, de photos de webcams avec un insecte dessus...et je pourrais continuer comme ça très longtemps. Toutes ces séries n'ont certes pas la même valeur artistique mais le côté mécanique lasse et du coup dévalorise la démarche, intiée il y a prés de 40 ans par les Becher. MBS.

jeudi 21 juillet 2011

Rencontres d'Arles, El nino***




A 11 ans, Enrique Metinides reçoit un appareil photo, à 12 ans sa première photo est publiée, d'où son surnom de El Nino, qu'il conserve encore à plus de 80 ans. Depuis, il n'a cessé de photographier, souvent en noir et blanc et principalement des tragédies : des accidents en tous genres, des braquages, des fusillades, des tremblements de terre...Au delà de l'aspect documentaire, Enrique Metinides cherche toujours un angle de vue et accorde une grande importance à l'esthétique, ce qui nous fait parfois penser que ces photos sont mises en scène, alors qu'il n'en est rien. Ces photos sont fortes et poignantes, mais après avoir scruté les premières clichés, j'ai accéléré le pas, prise d'un certain vertige. Ames sensibles s'abstenir ! MBS

Rencontres d'Arles, Daniela Rossell***




Cet année, le Mexique était à l'honneur, avec une sélection de photographes très éclectique. L'exposition démarre avec la présentation d'une série de Daniela Rossell, intitulée Riches et célèbres. Daniela a proposé à des femmes de la "haute" de les suivre et de réaliser des photos sur leur mode de vie. Elles se sont prêtées au jeu avec enthousiasme. En fait, trop fiers de participer à un projet artistique, elles n'ont pas réalisé qu'elles montraient d'elles une véritable caricature. Le résultat est haut en couleur, touchant, ridicule, drôle et très esthétique. A vous de juger. MBS.